Communiqué du 30 septembre 2016 des élus des listes Agissons pour une Autre Université

Chers collègues, chers étudiants,

Le conseil d’administration de l’université de Bourgogne du 29 septembre a été annulé, suite à la manifestation s’opposant à la politique d’austérité mise en œuvre depuis 6 mois à l’uB et au vote d’un budget totalement défavorable à l’offre de formation de notre établissement.

Cela fait des mois que les élus d’Agissons pour une Autre Université alertent la présidence de l’université lors des différents conseils centraux sur la nécessité de stopper l’hémorragie dans les maquettes pédagogiques (hémorragie débutée dès 2013). Cela n’a servi à rien ! Nous sommes à peine entendus, et surtout, pas écoutés…

La mobilisation de plusieurs centaines d’étudiants et de personnels de l’université pour sauver leur diplôme montre que les limites du supportable ont été atteintes. Comment expliquer aux étudiants inscrits depuis moins d’un mois que les maquettes pour lesquelles ils ont choisi l’uB ne sont pas les maquettes réelles dont ils bénéficieront : diminution drastique des heures d’enseignement, augmentation du nombre d’étudiants en TD, suppression des actions du Plan Réussite en Licence (suppression du semestre Rebond après la PACES, des cours-TD intégrés en Sciences et Techniques, des heures de professeurs référents,….), suppression du C2i,….

Lors du conseil d’administration du 7 septembre 2016, trois mesures « phares » ont été proposées par la présidence de l’université :

  • supprimer des semaines de cours,
  • réduire les heures de cours en faisant des enseignements de 1h45 au lieu de 2h de CM ou de TD,
  • réorganiser les TD avec 25% de l’enseignement en non présentiel (travail en autonomie des étudiants….).

Ces propositions sont totalement absurdes car elles amputent nos formations et nuisent à leur qualité. On ne peut pas modifier dans une telle ampleur des fiches filières habilitées par l’état pour la durée d’un contrat, même dans le mois qui suit la rentrée. Ces propositions montrent surtout le désarroi d’une gouvernance à court d’idée et qui, par manque d’anticipation et de stratégie, a fait le choix politique de « massacrer » son offre de formation.

Ces dysfonctionnements sont d’ailleurs pointés dans le rapport d’évaluation de l’uB, récemment publié sur le site du HCERES (http://www.hceres.fr/LISTE-ALPHABETIQUE-DES-ETABLISSEMENTS-ET-ORGANISMES-EVALUES/UNIVERSITE-DE-BOURGOGNE-UB) mais non publié par la gouvernance de l’uB. Lisez attentivement les points faibles listés par le comité en page 34 : visibilité financière à court terme, absence d’un schéma directeur prospectif des emplois, faiblesse visible de la réussite des étudiants, diminution des effectifs en master, risque de marginalisation des SHS, absence d’axes structurants en matière de relations internationales,…

Ces quelques lignes résument ce que nous disons depuis des mois !

Au nom des listes Agissons pour une Autre Université, nous demandons à la gouvernance de l’uB de se ressaisir, de revoir sa politique en matière de formation, et en conséquence ses orientations budgétaires pour 2017, et de considérer avec le plus grand sérieux les revendications de nos étudiants avant que la situation ne se détériore plus encore.

Nous proposons au contraire de travailler collectivement pour définir les futures maquettes pédagogiques garantissant la pluridisciplinarité de notre établissement et permettant au plus grand nombre de se former, de se préparer à l’avenir, d’acquérir des connaissances et des compétences, de s’orienter ou se réorienter pour affronter la société d’aujourd’hui. Et cela n’a pas de prix….

 

Sébastien Chevalier, les élus et les soutiens des listes « Agissons pour une Autre Université ».

Communiqué des listes Agissons pour une Autre Université

Cher(es) collègues, cher(es) étudiant(e)s,

Je me suis peu exprimé depuis les élections de février dernier, mais la situation de l’université et ce qui s’est passé lors du Conseil d’Administration du 8 juillet nécessitent quelques explications. Les élus des listes « Agissons pour une Autre Université » jouent pleinement leur rôle au sein des conseils centraux en représentant des électeurs qui nous ont fait confiance. Mais, comme les autres élus des conseils qui n’appartiennent pas aux listes portées par Alain Bonnin, nous ne sommes pas entendus, à peine écoutés…

Deux mouvements sociaux ont eu lieu la semaine passée à l’université ; des délégations ont été reçues par le Président Bonnin (dont l’une devant le conseil d’administration) avec pour résultat l’absence de réponses concrètes, de considération humaine et finalement une discussion stérile avec une gouvernance détachée des préoccupations de sa base. Ces mobilisations, qui ont associé des BIATSS (titulaires et contractuels), des chercheurs, des enseignants, des enseignant-chercheurs et des étudiants prouvent la situation critique de notre communauté face à une gouvernance sourde et obtuse.

La situation de l’université de Bourgogne est grave, autant à cause de ses problèmes financiers que dans la façon de les traiter et de les expliquer à l’ensemble de la communauté universitaire et vers l’extérieur de l’université. Pendant la campagne électorale le Président-candidat décrivait une situation financière « fragile mais saine » ; il aurait été plus sincère de présenter la situation réelle de l’établissement qui entraîne les conséquences que la communauté découvre aujourd’hui :

  • déficit de 366 901 € en 2015,
  • non renouvellement de 35 contrats de contractuels en septembre 2016, gel de postes de personnels, limitation drastique du nombre d’ATER,
  • réduction de la dotation de 5% des composantes et de 4% dans les services centraux, communs et généraux sur 4 mois (25 avril 2016),
  • prélèvement de 20% sur le budget des composantes, services centraux, communs et généraux (4 juillet 2016),
  • diminution de 35 000 h sur l’offre de formation en 2016-2017, ce qui représente de 8 à 20% d’heures selon les composantes !

La situation est donc loin d’être saine…. et pose la question de la stratégie (ou de l’absence de stratégie) et de la politique de l’équipe de gouvernance. On peut notamment déplorer :

  • l’absence totale d’anticipation de l’évolution démographique du nombre d’étudiants,
  • les mesures prises dans la précipitation et l’urgence,
  • le maintien d’investissements coûteux alors que la situation financière s’aggravait,
  • l’absence d’équilibre et de transparence dans l’effort supporté par l’ensemble des structures de l’université.
  • la volonté de passer à tout prix à la dévolution du patrimoine alors que des universités comme la Lorraine ou Strasbourg s’y refusent.

Mais au-delà du fond, c’est la forme qui est choquante :

  • rupture de dialogue : au Comité Technique, dans les conseils (nous nous sommes confrontés à un « mur » lors du CA du 8 juillet), dans les réunions de directeurs de composantes, lors des dialogues de gestion,
  • mépris pour les agents contractuels dont les contrats ne seront pas renouvelés en septembre (pas d’explication, pas d’entretien individuel systématique, des informations contradictoires, une situation anxiogène pour l’ensemble de la communauté),
  • opacité des procédures : quels sont les critères dictant le non renouvellement d’un contrat plutôt qu’un autre ? comment se répartit l’effort nécessaire sur l’ensemble de l’université (y compris au sein de la gouvernance et du cabinet du Président) ?
  • destruction massive de l’offre de formation : la formation est de nouveau mise à contribution ; les diplômes, ainsi tronqués, sont dévalorisés et deviennent de moindre qualité, les dispositifs contribuant à une meilleure réussite et à l’égalité des chances pour tous sont rognés.

Comment une université peut-elle fonctionner ainsi alors que le nombre d’étudiants augmentera de nouveau à la rentrée prochaine et au cours des prochaines années ?

Réponse du Président lors du CA du 8 juillet : « cela devra passer ».

 

Alors oui, la situation est grave. Il faut bien comprendre qu’elle ne résulte pas uniquement d’un contexte national, mais surtout d’une politique délétère menée dans notre université depuis plus de 4 ans. Les conséquences ne sont pas encore dramatiques, mais elles pourraient le devenir si une impulsion nouvelle n’est pas donnée à notre établissement dans sa stratégie mais surtout dans ses méthodes de gouvernance !

 

Sébastien Chevalier, les élus et les soutiens des listes « Agissons pour une Autre Université ».

La parité oui … mais pas à l’uB

pariteHier était le 8 mars, journée internationale des droits des femmes. Cette journée symbolique rappelle les inégalités dont sont victimes les femmes aussi bien dans leur vie personnelle que professionnelle, et a pour but de sensibiliser sur les inégalités salariales et d’accès aux hautes responsabilités.

Combien de femmes comptera le nouvel exécutif de l’université de Bourgogne? Alors que les listes sont paritaires, l’équipe du Président Alain Bonnin semble très loin du principe d’égalité des sexes : en effet l’équipe de gouvernance présentée  au CA du 4 mars 2016 et qui sera proposée au vote au CA du 17 mars ne contient que 2 femmes pour 15 noms.

A quand le changement ?

 

Résultats des élections aux conseils centraux

Cher(e)s collègue(s),

Les résultats des élections aux conseils centraux ne sont pas favorables aux listes « Agissons pour une autre université !», notamment au Conseil d’Administration où nous avons obtenu seulement 4 sièges. Ce résultat est cependant à relativiser car il ne correspond pas directement aux votes exprimés avec une forte participation (nos listes recueillent, dans les collèges des personnels, 641 voix contre 782 à celle de l’équipe sortante qui obtient 10 sièges) ; le système de répartition de sièges est, en effet, très favorable à la liste en tête aux collèges A et B. Un tel résultat ne sera donc pas suffisant pour remporter la présidence de l’uB et répondre aux très fortes inquiétudes entendues tout au long de nos rencontres, chez les enseignants, les chercheurs, les enseignants-chercheurs et tout particulièrement lors des échanges avec les agents administratifs et techniques de l’université. On retient qu’avec la LRU, une gouvernance peut être élue avec seulement 38% des voix des personnels : c’est l’un des défauts de cette loi qui, malheureusement, n’a pas été corrigé.

C’est une déception bien évidemment, mais c’est aussi un espoir car nous avons porté collectivement des valeurs et des messages qui manquent cruellement à notre université. Nous continuerons à porter et défendre vos revendications et nous organiserons régulièrement avec vous des réunions avec les élus des trois conseils pour cadrer nos propositions et interventions, afin que les conseils retrouvent leur fonction de débat et non seulement de chambre d’enregistrement.

Je tiens à remercier sincèrement toutes celles et tous ceux qui ont voté pour nos listes et qui ont cru en notre capacité à agir pour une autre université. Votre confiance et votre engagement à nos côtés nous ont permis de mener une belle campagne, digne, dynamique et porteuse d’ambition pour l’uB.

Nous restons à votre écoute et nous serons votre relais dans les conseils centraux de l’université de Bourgogne. Bravo aux 21 élus d’ « Agissons pour une autre université ! » qui sauront porter vos valeurs de manière constructive au sein des conseils :

Conseil d’Administration : S. Chevalier, P. Salvadori, D. Badian, D. Cousson

Commission Formation Vie Universitaire : M. Gaimard, L. Imhoff, E. Kohli, E. Di Scala, P. Juen, S. Salaun, V. Chapotot

Commission Recherche : C. Baumont, E. Sales-Wuillemin, S. Fontaine, N. Cullot, F. Baras, T. Verjans, N. Cartierre, S. Chambaron, V. Gacon, E. Couqueberg

 

Sincèrement,

Sébastien Chevalier

Elections Universitaires : J-1

Cher(e)s collègues,

Notre université est une belle université pluridisciplinaire avec des atouts considérables sur tous ses sites. Depuis 4 ans au sein des conseils, comme responsable d’équipe de recherche et fort de mon expérience antérieure de vice-président en charge des formations et de l’insertion professionnelle de nos étudiants, j’ai pu constater comme nombre d’entre vous la réalité des choix effectués par l’équipe sortante. Je suis allé à votre rencontre avec l’équipe « d’Agissons pour une autre université ! ». J’ai entendu vos espoirs. Ces centaines d’entrevues et l’ensemble des réunions publiques avec tous les personnels et les étudiants de l’université ont permis de vous proposer un projet ambitieux, crédible, optimiste, moderne et dynamique. Il est le fruit de nos échanges. Il a été co-construit avec vous dans le respect et la transparence, qui nous ont tant fait défaut depuis 4 ans.

Nos 200 propositions concrètes feront progresser l’université de Bourgogne, dans l’ensemble de ses missions de service public : Formation et réussite des étudiants, Recherche et Valorisation, Relations Internationales, Eco-Campus Citoyens et Solidaires, Ressources Humaines-Finances. Vous savez désormais « ce que nous ne voulons pas » et ce que « nous souhaitons ». Vous connaissez nos engagements au service des femmes et des hommes qui font vivre l’université chaque jour pour un service public de qualité et ouvert à tous.

Retrouvez nos engagements dans la profession de foi sur notre blog. Découvrez les noms des femmes et des hommes qui s’engagent avec moi sur les listes « Agissons pour une autre université ! ». Vous verrez qu’elles représentent le caractère pluriel de l’université de Bourgogne et de ses sites territoriaux.

Cette dernière phase électorale est la vôtre : c’est celle qui montrera que vous souhaitez des changements majeurs pour la gouvernance de l’université, celle qui montrera que vous souhaitez une université unie et solidaire, une université sereine et moderne, celle qui démontrera que l’université est un lieu de démocratie.

Demain, je serai à vos côtés pour redonner du sens à nos missions et pour recréer la dynamique collective nécessaire pour faire vivre notre communauté. C’est mon engagement. Je m’appuierai sur l’ensemble des compétences et des volontés, sans clivage ni ressentiment car nous en avons trop souffert ces dernières années. Je ferai vivre la collégialité pour faire grandir notre université dans ses valeurs et ses projets.

Elu Président, je travaillerai avec mon équipe et vos élus dans les conseils pour reconstruire une université qui nous ressemble et nous rassemble.

Unis et réunis, nous pouvons faire beaucoup pour notre avenir.

Votez mardi 2 février pour les listes « Agissons pour une autre université ! » 

Très sincèrement,

Sébastien Chevalier

Retour sur la réunion COMUE du 28 janvier

Ce jeudi 28 janvier notre dernière réunion thématique consacrée à la COMUE UBFC a attiré de nombreux collègues : preuve si l’en est de l’intérêt porté à cette question au sein de notre communauté.

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Sébastien Chevalier accueillait à cette occasion des représentants des différents partenaires de la COMUE qu’il a invité à présenter leur point de vue à propos de la phase transitoire et de l’avenir de notre COMUE

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Une campagne électorale est propice aux chiffres contradictoires.

Pour clarifier, appuyons nous sur les chiffres officiels :

  • Extrait document d’auto-évaluation de l’uB daté du 21 juin 2015 : page 38 “A noter une baisse en Master sur le contrat (ne pas le mettre) » : pourquoi ne pas le mettre ?
  • Extrait  document d’auto-évaluation de l’uB version finale, page 43, http://www.u-bourgogne.fr/universite/politique.html : “Une analyse d’ensemble des flux nous a permis de constater une baisse des effectifs en Master (-10 % d’inscrits en Master depuis 2010, -14% pour la population entrante en M2) 

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Extrait du document d’auto-évaluation de l’uB version finale, page 43

Donc, c’est clair, la chute en Master est malheureusement bien supérieure aux 3% annoncés, ce qui est un signe alarmant de notre baisse d’attractivité…

Quelle recherche pour notre université ?

La réunion sur le thème de la « Recherche » qui a eu lieu aujourd’hui a permis de présenter la stratégie portée par les listes « Agissons pour une autre université ! ». Il a été largement question du projet I-SITE qui a été labellisé récemment. Nous avons,recherche à cette occasion, rappelé notre vision et notre positionnement : ce label vient reconnaître une dynamique engagée depuis 10 ans en Bourgogne Franche-Comté et donnera une forte visibilité à nos universités. Ce projet générera des fonds MAIS ceux-ci doivent bénéficier le plus largement à l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche dans la grande région.

Il reste des incertitudes et des inquiétudes : nous demandons que soit communiqué dans les plus brefs délais le dossier I-SITE à l’ensemble de la communauté, ainsi que les comptes rendus des débats qui ont eu lieu les 2 et 5 octobre au Conseil Académique et au Conseil d’Administration de l’université ; débats qui, pour la première fois, ont décrit l’impact de l’obtention d’I-SITE sur l’université, ses postes et son fonctionnement.

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Où sont passées les SHS ?

Où sont passées les SHS ?

Il est assez simple de délimiter le champ des Sciences Humaines et Sociales à travers par exemple les différentes nomenclatures largement utilisées dans l’enseignement supérieur et la recherche (sections CNU, section CNRS, Institut CNRS, ERC…). Les établissements définissent de même assez facilement ce champ lorsqu’ils regroupent les disciplines dans des grands secteurs de recherche : le secteur des Disciplines juridiques, économiques et de gestion ou le secteur Lettres et sciences humaines et sociales. Bref, il n’y a pas de souci particulier à définir ce champ. La question devient plus compliquée lorsque qu’il convient d’apprécier si ce champ compte et pour combien dans le paysage scientifique.

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