Projet Formation

Parce que nous ne voulons pas :

  • que le pilotage de l’offre de formation se résume à un cadrage budgétaire
  • que la formation soit la principale variable d’ajustement financière de l’établissement
  • que le continuum Licence-Master-Doctorat soit sacrifié au bénéfice de quelques formations
  • que la formation ne soit pensée que sous le signe d’une forme d’excellence qui rime avec exclusion et formation à deux vitesses (ex. licences sélectives à fort taux d’encadrement sur le modèle du Bachelor pour les 3 axes prioritaires d’I-SITE)
  • que les « talents » ne soient considérés que venant de l’étranger alors que l’on limiterait l’accès aux bacheliers du territoire
  • que la formation continue et tout au long de la vie se résume à une source d’auto-financement

Mais parce que nous souhaitons, au contraire : 

  • une université avec une formation de grande qualité, dans toutes nos disciplines, et qui puisse accueillir tous les jeunes bacheliers qui souhaitent y étudier
  • accompagner les étudiants depuis leur orientation en amont de l’université, dans la construction et la réussite de leurs parcours (dans les 3 cycles), jusqu’à leur insertion professionnelle en leur proposant des parcours différenciés en fonction de leur cursus antérieur et de leurs objectifs
  • que la formation continue et tout au long de la vie soit pensée comme un levier de développement des personnes et des territoires, ouverte sur l’évolution de nos sociétés
  • que les collègues soient encouragés et soutenus par tous les moyens possibles dans leur engagement dans des actions :
    • d’amélioration des pratiques d’enseignement, d’innovation pédagogique
    • d’accueil, d’accompagnement à la réussite, de suivi et d’insertion des étudiants
    • de formation ouverte et à distance
    • de formation continue et tout au long de la vie
    • de développement à l’international
  • que la recherche soit le cœur de notre production de savoirs et reste proche de la formation, pour nos jeunes, pour l’avenir, dans le respect de chacun de ses acteurs
  • que les liens et le fonctionnement conjoint des composantes et des pôles et services soient améliorés

 

La formation est une chance pour l’université et ses acteurs : réussite, lutte contre le décrochage et insertion professionnelle sont les clés d’une université épanouie jouant un rôle sociétal vis-à-vis de la jeunesse et du territoire. Alors,

Remettons la formation  au cœur de l’Université !

 

Agissons Pour Une Autre Université !  s’engage concrètement à :

1 ) Construire une offre de formation (OdF) qui respecte la pluridisciplinarité de notre université  dans une démarche concertée et responsable

– Sanctuariser les moyens alloués à l’OdF

– Peser sur les dotations de l’état, notamment grâce à une présence réaffirmée à la Conférence des Présidents d’Universités mais aussi au sein du ministère

– Repenser la structuration des champs de formation en concertation avec l’UFC

– Revoir les critères d’élaboration des maquettes avec la mise en place d’un cadre partagé tout en permettant l’autonomie des composantes

– Rationnaliser l’OdF, mais pas d’un seul point de vue « comptable », en partageant les choix politiques avec les acteurs de la formation. La pluridisciplinarité nécessite une analyse fine, sans dogme général pour l’ensemble de l’OdF

– Développer une démarche d’amélioration continue dans la formation : véritable démarche qualité, elle permet d’améliorer les processus de construction de l’OdF, mais aussi

d’apporter des actions correctives en cours de contrat en cas d’évolutions du vivier d’étudiants ou des débouchés professionnels par exemple

– Porter une véritable réflexion collective sur la baisse de 20% des effectifs étudiants en Master au cours du dernier contrat et sur les diplômes à petits effectifs, identifier des moyens de remédiation, au sein de l’uB et/ou avec les établissements partenaires (mise en place de guichets de candidatures mutualisés, co-construction, réflexion et aide à la mutualisation des enseignements, …), pour n’imposer aucune fermeture au cours d’un contrat quinquennal

– Gérer les flux d’étudiants avec des dispositifs d’orientation et de formation adaptés en considérant les capacités d’accueil uniquement comme un outil temporaire et non comme la seule solution.

2) Redonner sens aux liens formation-recherche sans les opposer

– Mettre en place un Comité de Coordination et d’Orientation de la Recherche et de la Formation, réunissant les directeurs de laboratoires et les directeurs d’UFR, d’Instituts et d’Ecoles

– Redéfinir les dialogues objectifs et moyens (DOM) systématiquement en présence des directeurs de laboratoires et de composantes

– Affirmer le lien formation-recherche dès

le niveau Licence avec des possibilités stages en laboratoire, la mise en place d’UE d’initiation à la recherche

– Garder les Masters au sein de l’établissement et ainsi éviter une formation à deux vitesses dans laquelle les masters qualifiés d’excellents seraient gérés par la COMUE, et les autres par les établissements

– Appuyer les actions scientifiques mettant en synergie formation et recherche

3) Mieux aider les étudiants à construire des parcours de réussite

– En amont : développer un lien plus fort entre lycées et université :

  • avec la mise en place, au lycée, d’un module préparatoire à l’entrée dans l’enseignement supérieur, dispensé par des enseignants du supérieur (terrain exploratoire avec le rectorat qui peut servir de modèle national)
  • en expérimentant une formation commune avec les enseignants du second degré dans le cadre du dispositif « Parcours Avenir »
  • en créant des « soirées APB », évènements à destination des lycéens et de leurs parents qui veulent comprendre la procédure Admission Post Bac

– En interne : favoriser la réussite et lutter contre le décrochage avec une orientation et une réorientation réussies et une adaptation des pratiques à la diversité des publics accueillis

  • Développer l’orientation : active pour les bacs non généraux, sollicitée pour les bacs généraux avant l’entrée à l’Université et en cours d’année pour tous ; former les collègues (particulièrement ceux enseignant en L1) à l’orientation, en lien avec les lycées, le SIO et les collègues des autres composantes
  • Permettre l’expérimentation de « semestres tremplin » (mise à niveau, accompagnement à la réussite, …), de parcours adaptés (p.ex. parcours en 4 ans) pour des publics spécifiques (p.ex.

bacs professionnels & technologiques), de pratiques pédagogiques nouvelles et de responsabilisation des étudiants dans le cadre d’un « contrat réussite »

  • Proposer aux étudiants en difficulté des semestres rebonds, des stages (d’orientation ou d’immersion) dans les milieux professionnels, développer les unités d’enseignement préprofessionnel
  • Conforter la maîtrise de la langue française, encourager le travail de groupe, développer des compétences « autres » que les compétences disciplinaires
  • Développer des outils de suivi des étudiants et d’analyse des parcours en lien avec l’ODE et le CIPE

– En aval : suivre l’insertion des étudiants et les évolutions des débouchés professionnels

  • Anticiper dès la construction des maquettes la préparation à l’insertion professionnelle qui doit poursuivre son développement dans l’université à tous les niveaux de formation
  • Créer un réseau de « référents insertion professionnelle », structurant pour l’uB, en appui du pôle concerné.
  • Faire des conseils de perfectionnement, liens entre tous les acteurs (personnels, étudiants et partenaires), des outils efficaces pour l’amélioration de l’insertion professionnelle dans le cadre d’une démarche définie collectivement

4) Valoriser la formation et la pédagogie

– Lancer des appels à projets formation (APF) pluriannuels sur différentes thématiques, afin de constituer des leviers d’amélioration de la formation par le développement notamment :

  • de la pédagogie (numérique mais pas uniquement) et des pratiques nouvelles,
  • de mesures d’accompagnement à l’accueil, à la réussite (type PRL), au suivi
  • de mise en place de parcours spécifiques
  • de la FOAD
  • Mettre en réseau les enseignants (plateforme numérique dédiée – diffusion), et former les collègues de la communauté

– Mettre en place une “semaine de la pédagogie” banalisée pour les personnels (BIATSS, enseignants, E/C, chercheurs) et les étudiants ; cela représentera une pause dans la vie de l’établissement : tous les acteurs

pourront contribuer à des débats, séminaires, expériences pédagogiques, forums métiers …

– S’appuyer sur les projets emblématiques de l’uB comme le Learning Center qui devra changer l’accès aux ressources en s’appropriant un lieu nouvellement pensé sur le campus et l’Institut des Territoires, lieu unique en France, pour la formation et la recherche au service de la grande région.

– Faire de l’uB le lieu d’une réflexion collégiale sur la reconnaissance de l’implication des personnels dans la formation, l’ingénierie et la mise en place des projets pédagogiques et supprimer le Prix d’Excellence en Enseignement, mal compris et peu reconnaissant de l’implication d’un grand nombre de collègues

5) Retrouver une ambition pour la formation ouverte et à distance, la formation continue et tout au long de la vie

– Mettre en place une pédagogie numérique permettant l’hybridation des pratiques pédagogiques

– Stabiliser les effectifs du SEFCA

– Développer l’AIDE-numérique en revoyant son positionnement actuel pour renforcer les liens avec la pédagogie et l’articulation nécessaire entre le développement des dispositifs d’enseignement numérique, le développement des usages pédagogiques du numérique et la production de ressources

– Renégocier en concertation avec la Franche-Comté les conventions (apprentissage, demandeurs d’emploi, …) avec la nouvelle Région et les branches professionnelles

– Encourager et accompagner le développement de l’alternance dans toutes les filières où cela est possible : p.ex. proposer tous les diplômes de fin de cycle (LP, IUT, LPro, Master) en contrat de professionnalisation

– Revoir les prélèvements à la source et les règles d’autofinancement des actions de formation continue et des filières proposées en alternance dans une démarche gagnant-gagnant pour les composantes et l’établissement

– Encourager et développer les actions courtes de formation, vis-à-vis des PME et TPE du territoire notamment.

– Développer en partenariat avec les CFA de branche des possibilités de réorientation vers des formations en apprentissage

6) Définir une vraie stratégie en matière de relations internationales

– Mettre en place une vice-présidence dédiée aux relations internationales

– Définir une stratégie ciblée géographiquement (Asie du Sud-Est, Pays de l’Europe de l’Est, Amérique Latine, Afrique) sans brider les initiatives individuelles et sans oublier la francophonie

– Mettre en œuvre toutes les actions permettant de développer : les co-diplômes (avec échanges d’étudiants, d’enseignants, de chercheurs et de personnels BIATSS), les thèses en co-tutelle

– Réaffirmer notre engagement pour le rayonnement de la francophonie dans le monde et ne pas tomber dans le travers factice des formations dites excellentes parce qu’anglophones. En couplant la force du Centre des Langues à nos formations en Français Langue Etrangère, former des étudiants qui pensent le monde en connaissant la francophonie, tout en les accompagnant plus fortement dans l’apprentissage de l’anglais

– Instaurer un « réseau RI » pour permettre les échanges de pratiques et d’expériences, apporter une aide financière et humaine au montage de projets internationaux de grande envergure

– Aider les étudiants ou les personnels en mobilité entrante ou sortante (y compris stages) par le développement de kits spécifiques, une révision complète de la procédure d’accueil avec le CROUS et la mise en place d’un guichet unique à l’uB pour le logement, les formalités bancaires, les demandes de titres de séjour, …

– Structurer et développer le Centre de Langues afin qu’il joue pleinement son rôle de certification, de formation et de développement de la connaissance des langues et cultures étrangères

– Finaliser et pérenniser l’articulation entre le CIEF et l’Université

Grâce à ce projet formation ambitieux,

Agissons Pour Une Autre Université !

 

Les étudiants seront mieux soutenus dans la construction d’un parcours de réussite (dans les 3 cycles), depuis le lycée jusqu’à leur insertion professionnelle

L’offre de formation respectera la pluridisciplinarité de notre établissement

La formation sera pensée en termes de pédagogie et d’insertion professionnelle et non uniquement de coûts

Les personnels impliqués dans la formation seront aidés et mieux reconnus dans leurs missions

L’expérimentation pédagogique sera encouragée et la diffusion des pratiques améliorée, une semaine de la pédagogie banalisée pour tous sera instaurée

L’université retrouvera une ambition pour la formation continue et tout au long de la vie, sans prélèvements excessifs

Une stratégie en matière de relations internationales sera définie et fera toute sa place à la francophonie

Les liens et le fonctionnement conjoint des composantes, pôles et services seront améliorés

La formation et la recherche ne seront plus opposées mais leurs liens retissés, un comité de coordination et d’orientation de la recherche et de la formation sera mis en place

Pour que tous les fonds disponibles soient au service de tous, pour notre service public, l’argent disponible sera désormais vu comme un moyen et non comme un objectif

Vous pouvez retrouver la version téléchargeable en PDF de notre projet ici :  Projet formation Agissons